S’affranchir… dignement
M’arrive souvent, aux ides de juillet,
De me couler entre les molles vagues
De cycles ondulés, et qu’élaguent
Les mers où se viennent mouiller,
Les barques d’exotiques tempêtes,
Dont la rage redessine les flots…
J’y dérive en plaidable gourdiflot,
En des résipiscences d’arpettes.
Bavent des tortionnaires sans repos,
Pressureurs lovés entre les canisses
Du cerveau, las d’inféconds sacrifices ;
N’en vois aucun au lever du drapeau,
Me délivrant des faux calandrages
Sous lesquels s’agite l’infernal ego
Tancé de la vindicte aux reflets albugo
Traversés du miroir sans cadrage,
Ciselé d’orfèvres ; leur maillet échancre
Du profil rehaussé d’irisation,
Nitescence flouée de l’émaciation
Cernée de vierges aux yeux d’encre.
M’arrive, au faîte des joies,
De m'étendre nu, sur le gazon humide,
En rêvant, d'atteindre La Pyramide
Du Ciel Protecteur, aux Pieds du Grand Roi :
Seul Souverain de ma vie de croyant
Affranchi _ mais toujours guerroyant.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
