SANGUINEM ENIM ANIMARUM*
Le sang des âmes
Le monde est une geôle sans porte,
Un cachot que les larmes emportent ;
C'est un cloître, un vieux monastère
Sans barreaux… c’est un champ de ruines ;
C'est ici que les âmes s'enterrent,
Que les démons s'affairent...
Aux ides... les cycles le redessinent,
Au jour grisé d'infernales colères
Voulant déformer, aux flux de la cohorte,
Le sphérique habitacle, hué d’acariâtres,
L'ovale stratosphère aux nuages noirâtres,
Et qu'absorbent, telle la liqueur forte,
Pontifiants, jouissifs noceurs : cette minable
Caste de sectaires, et qu’assoient à leur table,
Prélats et scientistes, professes et marâtres,
Ici-bas, se fardant d'actes inénarrables.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
