BOULEVARD
IN POETAS*
Boulevard
des poètes
Je longe aux aurores, pour rejoindre la nue,
L’imposant boulevard où marche le poète...
Solitaire, blessé, contrit, jouxtant l’avenue ;
S’y anime la rue, ivre de soirs de fête ;
Reste, en ces errances, unique ménestrel,
Seul trouvère dévoilant des censives,
La hideuse façade survolée du pétrel:
Large frontispice à deux lieues des rives…
Lorsque point matin, en ces dépendances,
S’activent les servants de la riche noblesse,
Les premiers mots d’amour subissent l’évidence
Du fastueux renouveau enchâssé d’allégresse.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
