Sans fard
J’ai écrit une chanson, un refrain
Dont les femmes raffolent la mesure…
Je la noue, malgré-moi, d’épissures,
Comme l’audace, quand on y met un frein.
J’ai écrit des couplets irradiés de sons
Semblables aux musiques d’antan…
Ils étoilent la vie, puis absolvent le temps
Poussé au souffle lent de l’étrange basson.
J’ai écrit en arpèges, autre symphonie
Que celle des marins privés d’océan ;
Il m’a fallu éteindre de tes pleurs béants,
L’infidèle coulée dont la peur fait déni.
J’attends, sans plus comprendre, hélas !
La brûlure de ces cris contrefaits,
Eventrés en l’aurore, passablement défaits ;
Vois ! j’argumente des gestes et des faits,
En la matutinale que les froids entrelacent,
Au point du jour révélant du méfait,
Exigible prébende, au matin qui s’efface.
C’est ainsi que j’écris, avant de m’entremettre
De l’insoluble peine… me le puis-je permettre ?
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
