NOTAT*
Trompeuses
estampilles
Retiens du silence égrené des années,
Le mutisme effeuillé en l'omission !
Viens fleurir des nuits, l'altération,
Aux sarcasmes de rires profanés !
Ois de l'avril, si l'aube s'en imprègne
Le printanier souffle, au chant de l'hirondelle,
Le cri de l'oisillon, l'envolée des sarcelles,
En l'éclosion de cavatines ! ... S'y éteignent,
L'astre désorbité, l'étoile défraîchie,
Sombrant, pour d'autres renouveaux,
Parer le clair azur, sous duite d'écheveau,
L'infini, où se meurt le blizzard avachi.
Guide de mes larmes d'opale, l'afflux !
Te ferai voir de l'ultime, le souffle
Discordant, qu'entoile, sous maroufle,
La brumaille, piégée du fol influx
De mon double aux souvenirs jaunis:
Ces rêves détrônés du destin opiniâtre…
Viens éteindre les braises de l'âtre
Du devenir... cet insert démuni !
Reviens mordre de baisers, les fièvres
De l'ambition... la superbe d'antan !
Ne la laisse rafler du temps au temps,
Ni clore de ta moue, la pulpeuse balèvre !
Distant au renouveau, de la douce rosée,
Mes pas se sont fanés… ne reste plus rien
Des revêches traces, en ce flou aérien,
Excepté les reflets nuancés d'un soleil posé
Sur les cicatricules d'un amour écorné,
De désirs en haillons, riveté au bossoir
D'un bateau chambardé de vagues illusoires,
Chatonné de plaisirs l'y venant intrôner .
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
