CUM IPSA PULMONUM
EX IMPOSTURA NATAE*
Au rythme de l’imposture
Je t’ai aimée d’amour... t’ai aimée, tout court,
Avant de voir tes yeux trahir la démesure,
Ton cœur, farder d’horribles ébrasures,
Trompeurs sourires et mielleux discours.
Tu m’as griffé de contes, de fabulations
Implosés en tes râles de serve affectée ;
Ta vie, cette trémie de feintes infectées
De mignardises, foule tes prétentions.
Ai, de l'absence, fait, sans la pleurer,
Une œuvre travestie, pour effleurer
De la bouche crispée, l’eau forte de nitrique…
En l'abnégation, main gantée sur fleuret,
Je viens percer du vide, las, écœuré...
L'offense d'une pecque aboulique.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
