pinterest

mardi 18 mai 2021

MUTATIONEM EPIDICTIC* Epidictique mutation

MUTATIONEM EPIDICTIC*

Epidictique mutation

 

Quand s’écroulent les murs de solitude,

S’affaissent les pans de la thébaïde,

Le silence n’est, en l’aurore livide,

Que taciturnité… au sein de l’assuétude.

 

De partout, fusent les gorges-pleines ;

Les filles_ femmes devenues, traduisent

De l'irréel, si les chagrins l’épuisent,

L’onirique exégèse, la massore ancienne.

 

Les enfants, aux flaques, s’esbaudissent ;

N'est en ces liesses, crainte aucune; l’histoire

Se revêt de chatoyants atours ; l’illusoire

Fait montre de retenue... pâlissent,

 

Les nuits d’encre, vidées de longs râles,

De plaintes encloîtrées d’aigreur ;

Le monde est à ce point ivre de terreur,

Qu’il faille pour l’ouïr, le souffle biaural.

 

J’ai donné, sans savoir_ reçu sans douter

Du piège enjuguant la mienne réserve…

De ma peau intronisée des serves,

A la chair conspuée d’amantes filoutées

 

De cacochymes, ai vu se racornir

Mon être pénétré d'affres, d’épreuves ;

La solitude enflait du lit froid de mon fleuve,

L’impétueux roulis, pour l’en mieux assainir.

 

Des clairs matins, aux sombres vespérales,

Inutile goupille entre les doigts crispés

De la gent offensée, j’ouvrais, en sigisbée,

Mon cœur froid aux rosières claustrales

 

S’en venant minauder au profil du flou 

Pris au rets de ces brèves comptines

Dont le galant concède, au for de butine,

Quelque aveu déguisé; l’audace le renfloue.

 

Sous le pont de possibles victoires,

Ma vie désencagée de présomptions,

Sut_ grand bien m’y fasse ! _ sans émotions,

Délier l’entregent des flux ostentatoires ;

 

En ces ires conspuées du bellâtre,

Mes pensées ceignirent de hardiesse,

L’artefact posé au col de la détresse,

Dont s'écaille le songe en l’emplâtre.

 

Je me couche serein, vainqueur exempté

De fautives lubies, de muances larvées ;

Seul acteur ânonnant de lèvres incurvées,

Le soliloque d’âmes, peu à peu, exultées.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021