Servants
Jadis les servants agonisaient à l’ombre,
D'une horrible madone… à l’étroit,
Bavaient neuvaine, l’âme, le cœur, pantois ;
Confessant leurs péchés sans nombre ;
Pensions_ pauvres gens de l’histoire:
La foi de la valetaille assure pitance ;
De l’appréhension, n’avions que faire…
Hélas, de l’imaginative, à l’imaginaire,
La dive repentance n’assure bombance,
Malgré les mascarades de l'ostentatoire !
Les carnes narrent en un moite langage
Formolé de cancane, les mésaventures
Epaississant nos replètes structures_
L'offrande que l’amante peu sage
Déposait à l’autel de ces fougueux latins,
Prestes sigisbées d’agréables nuitées
Rythmant des prouesses, avec assiduité,
L’embardée… en l’escorte de rites palatins.
Assidus, ces factotums, ces munitionnaires
D’entregents savent parler aux dames ;
Peu s’en fallait qu’ils prissent la flamme,
Dont la manœuvre aboute l’avenaire ;
Du sourire, aux gestes épurés, offraient,
Sans parcimonie, aux galantes fardées,
L’élégance du mâle, puis, sans s’attarder,
Baisaient du sein cuivré, le cuir frais,
Pour de la retenue, acter l’impertinence,
Cet affront enquillé aux vains satisfécits:
Attribut de muse dont l’entorse initie
L’égérie d’un boudoir, déliée d’abstinence…
Au tertre du libertinage, l’inconvenante :
Mutine, sans abus, ni inféconds exploits,
Ajuste du viatique sous lequel elle ploie,
Généreuse prébende au gandin qui l'
Aux éphémères plaies, sans caprices aucuns,
En conquérant sur un sol de victoire,
Aux prémices d’efforts concomitoires…
Sur sa tombe, l’empreinte cunéiforme
L’arabesque marbrée, définiront sans mal,
Ce confiant laquais au rôle suboptimal :
A sa volonté, nous resterons conformes.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

