PARDUS*
Le léopard
Epuisé, hors d’atteinte, prisonnier des ronces,
Il avance, pelage sanglant, flanc à nu,
Entre les herbes folles, à peine retenues
Aux marcottes qui au fourré, s’engoncent,
S’entretissant aux lianes dont le prosimien
Décrêpe le tubule, avant de s’élancer,
En svelte bateleur aux gestes nuancés,
Sur l’imposant breuil ; y paissent les
lémuriens…
Epuisé, hors d’atteinte, s’en vient trépasser
Dessus la bryacée… de sa bave moussue,
S’échappent peu à peu, de tièdes byssus
Coulant de ses naseaux cinglés de cactacées.
Armand Mando
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