pinterest

dimanche 16 mai 2021

HAEC MOVENT…* Elle… émoi

HAEC MOVENT…*

Elle… émoi


Avions du temps, quelquefois,

Supporté inclémence… peureux,

Lors, que les mots douloureux

Agressent de l'intime, et l'esprit, et la foi.

 

Avions de l'enfance, en méditatifs,

Refondu les tons, modelant des heures

Minutes et secondes, quand la peur

Sermonnait tous nos transports plaintifs.


Elle enjôlait, sous d'ardentes fièvres,

L'infantile émoi, le candide tourment ;

Sa beauté profanait des serments,

L'estime obombrée de nos lèvres.


Engainant du doute, la perplexité

Du paraître au tertre de l'ennui,

Sa cognition emmargeait de nuits

Clivées aux morgues indomptées.

 

Du secret mutin, au dévergondage,

Son poreux souffle, du compendium,

Vêtait de mystère le riche décorum

D'implexes joutes ceintes d'adages.

 

Je m'étais aux plinthes de son nu,

Posé, sans dénaturer en l'espèce,

Le sublime antébois, que dépèce

L'ossature superbe, l'esquisse retenue.


Liées, nos ombres souveraines

Plissaient du déjà-vu, l'ensellure

Affectant du désir, les murmures,

Le taraudant coït, sa rengaine


Qui du col pubien,  au suave hymen,

Humecte de la glaire, les spasmes

Encordés à ce pesant marasme

Par trop repu de gamètes gramen.

 

L'adolescence intronise en ces tares,

Au vice pommadant l'incivilité,

Des reflets satinés dont la fébrilité

Agrémente en l'état, l'étrange avatar.


Faut-il des matins emperlés de rosée,

D'autres printemps évincés de l'errance,

Pour enclore des riches manigances,

L'aventure mitée, sa dérive drossée.

 


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021