VERE UNUM DIEM DURANTIA*
Ephémère printemps
Quand
bourgeonnent les roses, s’ouvrent
Les œillets,
s’animent en l’air serein,
Le frêle
oisillon, la preste libellule ; l’airain
Du ciel
d’avril, au matin les recouvre,
Puis, assèche les
branches de l’aigrin.
Quand naissent
les enfants de l'éveil,
Les ventées soulèvent
les brindilles,
Avant de les
poser sur la grande charmille,
Où ce toit d’infortune
enjolive la treille.
