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vendredi 21 mai 2021

ATRIUM DOMINATIONIS SATELITEM* Despotisme de cour

ATRIUM DOMINATIONIS 
SATELITEM*
Despotisme de cour


Mille et une folies empanachent encor
La courbe de tes reins, ton nombril effloré ;
Tu fais des dignitaires t’ayant édulcoré,
De vaillants herméneutes cacardant à tort

Au faîte d’une plèbe repue de génétisme:
Valetaille, factotum de conventicule
Dont l’impétrant buté enserre l’opercule
Faisant jaillir l’influx de l’activisme.
Au creuset de ta morgue, point silence
Semblable aux râles étouffés jadis
D'impudents arborant fleur de lys,
Au col de livrée de podestats en transe.

Biberonné en l’antre d’un ber de paillasse,
Attifé de pouponnes guenilles, toi, purotin
De caste émargée d’outre-lieu, pantin,
Rigaudon d’un théâtre gorgé de milliasse,

Tu danses sur la tombe des vaincus d’hier:
Pulpitum de plaintifs étrillés, ces loups
Aux croches narguant le pisteur jaloux,
Pris aux barbelés encagés de lierre.

De rudes enclaves, aux soyeux drapés,
Flottent des notes maculées, colère,
Scolies d’hellénistes aux sons vélaires :
Fuyantes prosodies vite échappées

De vexatoires sabirs ânonnés en cénacle
Autour d’ésopiques prosopopées, riches
D’onomatopées en l'éveil de défriche
Du lexème que le sophiste tacle.

Goupillon en main, en prélat d’ascèse,
Tu bénis le naïf encellulé de doutes: gille
De bénitier, candide soliste, peu agile,
Si gauche, quand s’attisent les braises

De l’ardente géhenne sise en pinacle
Au sol meurtri de telluriques plaintes:
Sente étrécie au cortège des saintes,
Ou prétendues telles... en débâcle,

Ces béguines de catéchuménat,
Saphiques d’un bien triste couvent:
Sacramentaire loge aux cols éprouvants
Liés aux gémonies cotées du mécénat.

Ne me suis, en ces possibles phases,
Remplumé d’indulgences princières,
Me veux céans, défaire de l'haussière
Du vice assermenté de pérore d’oukase.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021