SI ME…*
Si j’étais…
Si j’étais
un poète au cœur de la beauté,
Je ferais de mes rimes, un jardin suspendu
Où les
roses embaument la créativité,
Quand les
ronces lacèrent les sous-entendus.
Si j’étais
le trouvère arpentant l’avenue,
Quand l’amour
fait caprices, je cueillerais,
Dès l’aube,
du naïf, de la belle ingénue,
Les seuls
mots qui sans mal, les définiraient.
Si j’étais
ménestrel dans une rue pavée,
Joyeux
troubadour, tête dans les nuages,
Je chanterais,
la nuit, pour au matin, rêver
De la
muse conquise, en mes plus belles pages.
Si j’étais
rhapsode en d’helléniques stances,
Homère,
me conduirait sur l’Egée,
Quand les
vagues murmurent en cadence,
Et que
les flots soupirent, en l’air ennuagé ;
Ensembles,
de Thrace, aux Dardanelles,
Vaincrions
les tempêtes, braverions les courants,
Afin, d’alerte
plume, l’âme compulsionnelle,
D’en nuancer,
à l’aube, le tumulte flagrant.
Si j’étais
métromane, au petit jour naissant,
Je te
ferais danser en des lunes lointaines ;
Tu viendrais
à mon seuil, le regard blessant,
Yeux
pleins de colère, d’amertume, de haine,
Donner sans
réserve, au sursaut de mes peines,
Un impossible
essor, aux larmes se déversant
Sur la
peau de mon mal, l’écaille de ma gêne.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020
