Il faut !...
Il faut
vivre d’amour, se laisser emporter
Des fièvres
liquides de l’éréthisme clos !
Il nous
faut de l’espoir, et sans jamais douter,
Priser tel
un pétun, le déni du forclos !
Il faut
boire à la source d’inéluctables soifs,
Se gorger
du nectar de la prospérité !
Les rêves
écrasés sont de hideuses coiffes
Posées au
faîte des frustrations, avec célérité.
Il faut
dépasser de son double meurtri… vite,
L’indistinct
profil, la silhouette trop floue !
Les cahoteuses
marches, les haltes qu’on évite,
Peu à
peu, deviendront des nefs de renfloue ;
Si les
autres se noient, nous devons résister
A la
lame de fond, aux tumultueux remous…
De la
survie de l’espèce pourtant redoutée,
Émanent des volutes bravées du tinamou.
Il faut
guérir du mal enjuguant la jeunesse,
L’adolescence
purgée du raisonnable ;
Peut-on
embaumer l’imparable vieillesse,
Oindre l’affect
aux pensées façonnables,
Sans craindre
d’en pâtir ? Museler l’inconscient,
Pour masquer
du réel, l'affreuse couvée ?
Doit-on, sans réserve, donner à l’inscient,
Connaissance
souhaitée, capiteuse cuvée ?
Le bellâtre
s’achemine sur sente pentue,
Chemin
de traverse parsemé de spinelles
Dont l’éclat
dessille du noble, la vertu,
Dont l’émerveillement
trouble l’esprit charnel.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020
