ELEMENTA CARMELI*
Facétieux éléments
Quand se
meurent aux dunes, les vents,
Les mouettes
s’éparpillent en l’azur ouaté ;
De la
faune égarée, n’est plus de survivants,
Qu'un fennec, dont semblent s’emboîter
Les pas
désenclavés à sa marche butée,
Et qu’effacent
encor les rais nous captivant.
Quand s’éteignent
aux soirs, les étoiles blessées
De ténébreuses
chapes, les faisceaux percent
L’Ether
confit sous la coupole pressée,
La voûte
dégarnie où, la nuit, se déversent
Les bruines
disjointes, et qu’ébarbent parfois,
Les orbes
étirés dessus la stratosphère ;
Les crachins
en concentrent, aux grands froids,
Les cruelles
saucées délavant l’exosphère.
Quand s’allume
au matin, la diaphane ondée,
S’éclatent
les bulbilles, au jardin de Trévise,
Il pleut
sur Ponte Ottavi ; s’y laisse émonder,
San Guiseppe…
Vesuviano se prend pour Venise ;
En ouvrant
ses canaux, les flots bleus s’unifient,
S’harmonisent
de concert… rayonnent les matins
Dont la
rosée pénètre, quand elle s’humidifie,
La flore
agrémentée de pourpre, de satin.
Je m’éveille,
conquis de la superbe irradiant
Mon regard
enfantin… ému de tant de beauté,
Je m’allonge
sur l’herbe, heureux, psalmodiant
En des
mots inconnus, à Jésus, La Vraie Divinité.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020


