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lundi 9 novembre 2020

ELEMENTA CARMELI*

 

ELEMENTA CARMELI*

Facétieux éléments

 

Quand se meurent aux dunes, les vents,

Les mouettes s’éparpillent en l’azur ouaté ;

De la faune égarée, n’est plus de survivants,

Qu'un fennec, dont semblent s’emboîter

Les pas désenclavés à sa marche butée,

Et qu’effacent encor les rais nous captivant.

 

Quand s’éteignent aux soirs, les étoiles blessées

De ténébreuses chapes, les faisceaux percent

L’Ether confit sous la coupole pressée,

La voûte dégarnie où, la nuit, se déversent

 

Les bruines disjointes, et qu’ébarbent parfois,

Les orbes étirés dessus la stratosphère ;

Les crachins en concentrent, aux grands froids,

Les cruelles saucées délavant l’exosphère.

 


Quand s’allume au matin, la diaphane ondée,

S’éclatent les bulbilles, au jardin de Trévise,

Il pleut sur Ponte Ottavi ; s’y laisse émonder,

San Guiseppe…  Vesuviano se prend pour Venise ;

 

En ouvrant ses canaux, les flots bleus s’unifient,

S’harmonisent de concert… rayonnent les matins

Dont la rosée pénètre, quand elle s’humidifie,

La flore agrémentée de pourpre, de satin.

 


Je m’éveille, conquis de la superbe irradiant

Mon regard enfantin… ému de tant de beauté,

Je m’allonge sur l’herbe, heureux, psalmodiant

En des mots inconnus, à Jésus, La Vraie Divinité.

 

 

 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020