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jeudi 26 novembre 2020

ACCOMMODATUR TRIBULATIONIS* Accommodant trouble

 

ACCOMMODATUR TRIBULATIONIS*

Accommodant trouble

 

Quand s’éveille l’aurore, s’ouvre le bourgeon,

Ton regard fait pâlir les matins d’autrefois,

Quand l’hiver balbutiait des spirales de froid,

Et que les vents pinçaient les noueux drageons.

 

Quand pépie l’oisillon en l’azur magnifié,

Ton sourire fait promesses à mon regard perdu

Entre les nuits d’orages, et mes sommeils ardus

Suspendus au grelin d’absences chosifiées.  

 

Quand grondent les tempêtes, roulent les marées,

Ta main me fait invite, sans autre apparence ;

Rien ne peut nous contraindre à l’indifférence

Dont se targue l’ermite reclus en son faré.

 

Quand le quartanier s’éloigne des battues,

Le pécari, des meutes de chasse à courre,

Tes larmes redessinent du plaintif parcours,

Les pleurs en avalanche, la sodique étendue.

 

Alors, brisée en d’absconses coulpes d’ascèse,

De glossolalies de nécromanciennes,

Ma raison fait quitus aux lois cogniticiennes:

Spécieuses inférences, syllogismes, malaises,

Écartelant le docte exécré de fadaises,

De niaiserie de grime: itérative  fichaise,

Au flux fréquentatif ; les calques font siennes,

Les rumeurs fluctuées, ces froides braises.

 

Quand s’éventent les rires du replet drille:

Moqueries enchâssées de lazzis,

Désillusionné,  je cherche de notes choisies,

La douceur de ta voix, que l’affreuse étrille

D’insupportables loups, accastille

A ta fragile mue… huée des tifosis.

 

Je te reviens, sans fendre de mes joies,

L’éphémère rumen… faut-il que je t’arrime

Au ponton de mes trêves, en l’intime 

Du rêve où le féal s’affranchit des lois ?

 


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020