OCOLORUM MUTATIS*
Métamorphose floutée
Les premiers
jours sont: vie… il pleut
Tant de
sourires, de chaudes étreintes ;
Les derniers
sont vides ; l’on veut
Taire les
cris, les pleurs et les plaintes.
Personne
ne sait vraiment où va l’âme,
Ni ce
que voit le cœur, quand l’esprit
Se farde
d’émotions qu’enflamment
Les serments
hantés de lourds mépris.
Aux portes
du Shéol, s’entrelacent
D’hétéroclites
formes, d’étranges mutations
Profanées
de cerbères, gardiens des traces
Laissées
sur linceul de la consomption.
Les premières
heures traduisent de l’éveil,
La soif
d’appartenir au monde des géants ;
Le nouveau-né
butine, telle la jeune abeille,
Les sucs
agrémentés d’essences s’y déliant.
L’agonisant
voit des agressives heures,
Les ultimes
secondes de son devenir ; il écale
De sa
vie pécheresse, sans mal, chaque peur
Égrenée de l’existence pleine, et qu’empalent
Les ans
dissous du temporel, en escale,
En la
gnose gorgée de transitoires leurres.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020
