ABSIT REVERENTIA VERO*
Ne craignons pas de dire la vérité
Rachetez-donc
le temps, qu’importe le silence
De la
gent orgueilleuse, cette caste flétrie
Au pérore
de gourde ! Au nom de quelle patrie,
Poussez-vous
le vertueux à faire allégeance
Au drapeau
des silènes lestés de ces bombances
Dont vous
fûtes jadis, et malgré vous, pétris ?
Dévoilez
la constance du sage en devenir,
Quand de
l’itératif, monotones cuvées, resucées
De cénacle
pénètrent, s’y venant musser,
Le
servile au palier d’un bien sombre avenir !
Enjuguez
le trompeur aux fantaisistes aveux !
Il vous
dira pourquoi l’étrange se vêt de moire,
L’ésotérique,
du drapé de la riche mémoire
Écalée de
la dive sapience niée du morveux.
Griffez
de la panse du doxographe, le revers,
Vous verrez
sa superbe, aux tripes profanées,
Coulée du
faîte d’adages, d’aphorismes tannés !
De l’orgueilleux
docte, hélas !_ l’esprit pervers
Ne se
pourra défaire, puisque lié à cet avers
Dont l’effigie
honore les traits acuminés.
Rallumez
le savoir de l’ingénieux rhéteur,
Lui
qui, en diafoirus, soigne de l’évidence,
Les troubles
permanents, et qui, de la flagrance,
Aux moliéresques joutes, en fin conteur,
Grime
l’incivil conspué du prévaricateur,
Cosmétique la plèbe du fard de l’arrogance !
Si tant
est qu’il faille de la faconde, alléger
Le diffus
verbiage, pourrions, définitivement,
Enclore
du mystagogue, le pompeux bramement
De prêches
subliminaux, par trop ennuagés !
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2020
