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samedi 21 novembre 2020

ABSIT REVERENTIA VERO*

 

ABSIT REVERENTIA VERO*

Ne craignons pas de dire la vérité

 

Rachetez-donc le temps, qu’importe le silence

De la gent orgueilleuse, cette caste flétrie

Au pérore de gourde ! Au nom de quelle patrie,

Poussez-vous le vertueux à faire allégeance

Au drapeau des silènes lestés de ces bombances

Dont vous fûtes jadis, et malgré vous, pétris ?

 

Dévoilez la constance du sage en devenir,

Quand de l’itératif, monotones cuvées, resucées

De cénacle pénètrent, s’y venant musser,

Le servile au palier d’un bien sombre avenir !

 

Enjuguez le trompeur aux fantaisistes aveux !

Il vous dira pourquoi l’étrange se vêt de moire,

L’ésotérique, du drapé de la riche mémoire

Écalée de la dive sapience niée du morveux.

 

Griffez de la panse du doxographe, le revers,

Vous verrez sa superbe, aux tripes profanées,

Coulée du faîte d’adages, d’aphorismes tannés !

De l’orgueilleux docte, hélas !_ l’esprit pervers

Ne se pourra défaire, puisque lié à cet avers

Dont l’effigie honore les traits acuminés.

 

Rallumez le savoir de l’ingénieux rhéteur,

Lui qui, en diafoirus, soigne de l’évidence,

Les troubles permanents, et qui, de la flagrance,

Aux moliéresques joutes, en fin conteur,

Grime l’incivil conspué du prévaricateur,

 Cosmétique la plèbe du fard de l’arrogance !

 

Si tant est qu’il faille de la faconde, alléger

Le diffus verbiage, pourrions, définitivement,

Enclore du mystagogue, le pompeux bramement

De prêches subliminaux, par trop ennuagés !

 

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020