PUER MEUS*
Mon enfant
Mon enfant,
vois la nuit envelopper les astres
De l’azur
en partance ! Sais-tu à quel désastre,
Ils échappent au matin à venir, au renouveau,
Quand il
pleut sur les monts, à l’ombre des vaux ?
Mon enfant,
écoute les vents chanter au soir,
Des belles
ritournelles, des refrains illusoires,
Et qu’entonnent
aux froids, les blizzards,
Tourmentés, l’onde aux râlements bizarres !
Mon enfant,
les saisons ont de nos cicatrices,
Balayé l’écorchure,
l'éraflure adaptatrice
Ajustée
à la chair plaintive, quand des larmes,
Chuintent
des rivières, qui parfois, désarment.
Mon enfant,
mûrissent sur l’horizon de feu,
Les vagues
ballottées de cyclones suiffeux ;
Elles drapent
les marées sous la houle,
S’enfuient,
quand les frimas blackboulent.
Mon enfant,
laisse danser les ombres éreintées,
Aux primes
angélus, quand la belle effrontée
Fuyant les
vespérales, s’acoquine, l’été,
Aux marins
sur le port, ces bateliers fourbus,
Dont la
lèvre susurre, en des thèses imbues,
De mielleuses
poussées, de séductrices onces
Déflorant
la candeur égratignée de ronces.
Garde-toi,
mon enfant, de te laisser séduire
De fiers
damoiseaux dont miroite le cuir !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020
