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dimanche 29 novembre 2020

PUER MEUS* Mon enfant

 

PUER MEUS*

Mon enfant

 

Mon enfant, vois la nuit envelopper les astres

De l’azur en partance ! Sais-tu à quel désastre,

Ils échappent au matin à venir, au renouveau,

Quand il pleut sur les monts, à l’ombre des vaux ?

Mon enfant, écoute les vents chanter au soir,

Des belles ritournelles, des refrains illusoires,

Et qu’entonnent aux  froids, les blizzards,

Tourmentés, l’onde aux râlements bizarres !

Mon enfant, les saisons ont de nos cicatrices,

Balayé l’écorchure, l'éraflure adaptatrice

Ajustée à la chair plaintive, quand des larmes,

Chuintent des rivières, qui parfois, désarment.

Mon enfant, mûrissent sur l’horizon de feu,

Les vagues ballottées de cyclones suiffeux ;

Elles drapent les marées sous la houle,

S’enfuient, quand les frimas blackboulent.

Mon enfant, laisse danser les ombres éreintées,

Aux primes angélus, quand la belle effrontée

Fuyant les vespérales, s’acoquine, l’été,

Aux marins sur le port, ces bateliers fourbus,

Dont la lèvre susurre, en des thèses imbues,

De mielleuses poussées, de séductrices onces

Déflorant la candeur égratignée de ronces.

 

Garde-toi, mon enfant, de te laisser séduire

De fiers damoiseaux dont miroite le cuir !

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020