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lundi 9 novembre 2020

AMANDI SUPER GLORIAM*

 

AMANDI SUPER GLORIAM*

L’insolence d’aimer

 

D’une voix sans issue, je t’appelle, t’adjure…

Puis, m’épuise à attendre au silence amorti

D’inutiles perspectives, de fielleux parjures,

Que captive, tu agrées sans mal, dessertie

De ton nimbe, ma juste repentance…


Cette résipiscence dont s’honore l’humilié,

Et qu’effeuillent les larmes, en la florescence

Du bouquet de remords peu à peu déliés

De la pensée chagrine, en l’audace d’aimer ;


Si j’ai franchi, en hardi céladon, l’exorde

Des louanges ânonnées de bretteurs abîmés

De prologues de catilinaire, loin de la horde

D’auditoire séduit, je demeure, malgré tout,


Fervent amoureux, toujours prêt à s'offrir

A la rétive lèvre, quand l’audace sert d’atout

Au cœur cadenassé qui se plait à souffrir,

Quémandant indulgence, refusant pourtant,


De celui qui l’alloue, libéralité, sans surseoir

Aux promesses diluées… hors du temps _

Inaccessibles routes, et qui de l’accessoire,

Empruntent le talus où s’essouffle le rêve


Au remblai de l’imaginative, contraint,

Au moindre des sursauts, et sans trêves,

De dévier du tertre… au prochain train

Pour ailleurs… on le verra, l’œil humide,


Accuser de la pleine défaite, le pénible revers ;

Restera désormais, en cet immense vide,

L’insolence d’aimer, l’affront à contrevair

De sa molle doublure, l’orgueil sis en avers

De sa déconvenue, et que les larmes rident.

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020