VOTUM CREDERE*
L’envie de croire
Croire, quand on vieillit, aux rêves
Pénétrés de tourments, aux songes éclatés ;
Renier malgré soi, cet amour d’un été
Aux froides larmes, et qui nous achèvent ;
Le temps pénètre des étreintes brèves,
La chaleur de l’angoisse épontée.
Croire au matin de l'avril sans liens
Agrémenté de la rosée vermeille,
Émargée sans soupirs de l’éveil,
Avec pour seuls accords, les remous éoliens
Du cœur lié aux désirs consomptibles,
Encloués aux manœuvres tronquées,
Aux faillites d’esprits alambiqués
Niant du bonheur l'échalier accessible.
Croire en l’adolescence, quand le mal
Fait violence, puis déchire l’enfance
Illusionnée des furtives avances:
Hardiesse, approche proximale.
Se voir flétrir au miroir de l’attente,
Perdre pied, lorsque l'onde agite
Les vagues nues de la mer azurite
Influées de marées ascendantes.
Dire : _ j’ai vécu sans comprendre
De l’autre, ce qu’il fallait savoir,
Et de l’ambition, accéder par devoir,
Aux claudicantes marches; prendre
De la science, quitte à me surprendre,
Le sinueux tunnel accédant au pouvoir.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
