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mardi 16 mars 2021

INSANI PARALLEL* Affolants parallèles

 

INSANI PARALLEL*

Affolants parallèles

 

Quand le désert avance, soulevant du bitume,

La replète trémie, les hommes agonisent

Au seuil des cités que les boucles enfument,

Pour au soir, disparaître, étranglés en la lise.

 

Quand les femmes accouchent, dépossédés

Du rêve dont s’auréole l’âme, les putains

Les brocardent, sans jamais accéder

Au désordre de la polyandrie, et qu’éteint

 

La morale de ces mères soumises, dames

Dont la douceur pose baume au cœur sage ;

Allaitant d’un sein pur, sans mixions agames,

La frêle créature que les rides encagent.

 

Quand les soleils déclinent au nord de Pavie,

Que les lunes ébranlent les marées, la mer

S’en vient vomir sa pulvérulence, ravie

De convulser le corail, le lichen trop amer.

 

Quand de malhabiles mains, l’adolescent

S’active le membre, sous les draps blancs,

La sève libérée du froid habitacle, consent  

A devenir, du flux masturbatoire troublant,

Vainqueur de l’onaniste qui, en se dédoublant,

Evacue la semence confisquée de son sang.

 

Alors, purgée du réceptif, la créature bafoue

Des Oracles d’En-Haut, Les Divins Préceptes ;

Le péché a maculé sa foi… il longe, tel le fou,

Humilié, larvé, souillé de messes ineptes,

Le parvis du Shéol, en prétentieux adepte…

La zélation cargue sa houppe de gorfou.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021