Nasonner pour séduire
De sa
voix haut-perchée, son timbre suraigu,
Agaçait
la noblesse dont l'orgueil purgeait
Du bas-peuple
soumis, en des tons affligés,
L'espoir
de voir un jour, les rêves ambigus
Décélérer
la peur entenaillant l'esclave
Soumis à la propriété, ces cruels édits
Posés en
dédicace: oukases sertis d'enclaves
Au joug
de ces ilotes que l'épreuve dédit.
De nasillardes
notes, entonnait complaintes,
Dont l'amant,
sans montre de rétention,
Absolvait,
par principe, nuisibles contraintes,
Pommadant
d'entregents chaque prétention.
Croyait
que du charme accoutré d'emphase,
L'intrigante
se doit soumettre… dupée,
En ces
accords, voyait fleurir d'antonomase,
L'éponyme
des louves… sur soyeux canapés.
Elle n'avait
de la vie, que piètres rogatons,
S'amusait
à donner, en d'improbables fards
Veloutés
d'euphémisme, vacance aux tons
Grimant
sa face d’Ève au minois blafard.
Engainées
de satin, ses cuisses, sans réserve,
Balayaient
de l'audace des mâles de passage,
Redoutés de ses gens, l'incommodante verve,
Après réconfort, bavardage creux, adage
Couvés du cacochyme en peine, ce géronte
Poudré,
qui de la valetaille, se laisse railler,
Ce barbon
édenté, mais riche, dont la honte
Est un
luxe de fat… c'est à faire bâiller
D'ennui…
n'est-il pas(?)… immodeste, en mes tares,
J'exagère,
en mimant… moi, le baveux de cour
Empanaché
de subtils apophtegmes… m'égare
Aux méandres
de contorsion, sans du discours,
Violenter
d'un poussif préambule, l'affaire…
Afin qu'il m'en souvienne, aux ides,
De la triste phonie qui pourtant indiffère
Ceux qui
font plébiscite, égratignés de rides,
En de
douteux sarcasmes de goguenardise
D'un docte
confondu en de froids protocoles
Admonestant
l'idoine éclos en la méprise
Du styliste
engorgé de lazzi, et qu'enjôle
La lèvre
d'un censeur abruti de feintises,
D'un scribe, au faîte de la bêtise
Ecernée
du langage, en son plus noble rôle.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2021
