LITTORA HARENAE*
Plages de sable
Découvrez des vallées, la plaine de Djeffara !
Du golfe de Gabès, aux trottoirs de Skhira,
Verrai naître des jours sublimés de l’aura,
Cerces de paysage que Zarzis instaura,
Des régions berbères, au nord des Accaras…
Des tribus d’Ouerghemma, aux portes de Beni Zid,
Les soleils ont dompté les averses acides
Traversées quelquefois, de rainures livides
Posées aux barlongues de tentures humides,
Et qu’isolent au soir, de minuscules rides.
Du Dahar, aux dunes du grand erg, Médenine
Éparpille son sable, depuis le Nafusha ; intine
Et exine s’y mélangent à l’aube… de fines
Poussières enveloppent sa nappe diamantine.
Proche de l’oliveraie aux superbes ramures,
S’étire le shehili, après soufflées ; ses murmures
Balaient de l’enceinte jaunie, les vieux murs
Effrités en ces ides germées sous étamure…
Déviées des lagunes, serpentent les cours d’eau ;
S’y abreuvent les chamelles meurtries, au halo
De lumières cuivrées, au contraste pâlot
Adoucissant du désert le factice daleau.
En mes rêves lointains, mes oniriques pauses,
La méditerranée dévoile de l’affect morose,
Oasis pleines, mirages enclavés de surdose,
Dont j’emprunte parfois l’optique anamorphose.
