TRISTIS IDEAS*
Mélancoliques
ides
L'automne a dénudé des parcs d'outre-lieu,
Le hallier; y erre l'âme du solitaire ;
Elle soigne des plus belles terres,
Le bourgeon ridé en son milieu ;
Il fait pleurer sur l'épaule du temps,
La rosée aux diaphanes gangues,
Au jour filtré de brumes exsangues ;
On y voit l'astre bleu se mirer en l'étang.
Agonisent encor, aux revêches saisons,
Des lendemains sevrés de florescence,
De froides boréales privées de radiance,
Estropiés, dit-on, aux moites lunaisons.
L'automne bride les solstices d'hier,
D'hémisphères transmués de calottes
Au noueux cordon_ de jeunes psalliotes
Aux volves racornies, le houx vert.
Il gémit, du long couloir venteux,
Troublé de disharmonieux râles,
Flouant alors, la phonie binaurale
Reprise da capo, de l'aquilon quinteux.
Il effeuille de mes rêves de gosse,
Les écarts insufflés à ma gourme
De garnement… le cran de la chiourme
De galiotes que les typhons désossent.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
