DATUS, *
Ripopées
Telle la vague écrasée au récif de corail,
La larme évaporée, vidée des lacrymales ;
L’enfant perdu, que les adultes raillent,
La femme inassouvie, et méprisée du mâle,
Le bonheur s’est enfui de nos vies animales,
Aspirant peu à peu, nos replètes entrailles.
Tel le feu purifiant le cosmos en déclin,
La flamme échauffant la froide sénescence,
L’espérance vient naître de l’esprit enclin
A la probité taclant la dégénérescence.
Tel le manant conquis de l’espoir d’exister
Au cœur du renouveau, ce lazzarone ému
De voir percer les spires d’un autre été,
L’amour réceptionne l’exuvie en sa mue.
Tel le chien abattu au pied de son maître,
L’ivrogne en ribotte quittant l’estaminet ;
Telle l’infante bercée, se le pouvant permettre,
La passion débilite le béjaune grimé, le gille
D’un cortège emprunté de petits pas agiles,
Du damoiseau poudré, cet anxieux minet.
Ne reste plus en ces clichés d’insert, hélas !
Que fades aquarelles de retables poncés…
Les images d’antan, en nos joies, matelassent
D’initiatiques rites, d’émotives percées.
