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dimanche 7 mars 2021

ETIAMSI* Quand bien même

 

ETIAMSI*

Quand bien même

  

Oui fidèle, j’aime à vous surprendre,

 Devant l’âtre... rêveuse, éthérée !

Votre âme, des fièvres altérées,

Ne se veut plus complice, n'en peut plus d’attendre

 

Les promesses arraisonnées au doute ;

Elles en encavent l'influx désordonné ;

Sera-ce en ce mois_ farouche, illusionnée,

La fin des débâcles, l'issue de la déroute ?

 

Vous y verrais-je en l’aube souveraine,

Oindre ces retrouvailles, du ton d'immodestie ?

Me suis, en la solitude, chaque jour, investi,

Afin d’y mieux placer votre trône de reine.

 

Quand bien même la honte entoilerait ma vie,

La colère musserait mes caprices toqués,

Resterai_ ô que ne le puis-je taire(!) roquet

Des gaupes en partance… en survie.

 

N'ai, en mes gènes, point d’angoisse palpable ;

J’empaquette mes joies, mes folles ivresses,

L’amativité en sa propagation ; l’espèce

Chue de l’amnios, se voudrait à ma table !

 

L'audace la rassure... n’aurais-je le droit

D’accuser d’indécence l'arrogant mécène

A la bourse trop pleine, le piètre silène,

Ce kaiser infatué, disert et maladroit ?

 

Faites-moi, des chemins contraires,

Chaperon ! d’incertains trompeurs surgissent

D’on ne sait où, puis en la nuit, glissent

Sous vos satins, comme pour en extraire

 

La pudeur dont vous gardiez l’entrée,

La chasteté rehaussée de grâce,

Face aux tendrons qui au matin, effacent

Des premières rides, les replis excentrés

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021