SUUS ‘EIUS*
C’est
elle
C’est elle qui me couve, me duvète au soir,
Quand la nuit obscurcit mes attentes,
Opacifie des projets à venir, l’ostensoir
Miroitant d’allégresse, quand, distante,
L’audace balbutiée de phonie hésitante,
Se fait pusillanime, peut être illusoire…
Elle, ma réceptive mie, mon empreinte
Posée au tertre du grand lit, l’estampille
Attestant en de nocives plaintes,
Confortable issue, doux baume d’alchémille
Oignant le cœur blessé, l’âme écorchée
De remembrances ceintes de vanités ;
C’est elle ! je l'ai longtemps cherchée,
Ce seing clivé aux perspectives déboutées
De l’affect… qu’aurais-je donc, à douter,
Moi, qui de la réserve, dénerve sans mucher,
La feinte retenue s’y laissant permuter !
