Petite fleur
Petite fleur de mai, étoile mon jardin ;
Parfume-le, d'un nard appréciable !
En l’aube
sertie de pyropes almandins,
Vois, fleur de
ma jeunesse, à l’agréable,
Se lier
l’utile, à l’heure où sur le sable,
Vaquent les
naïades pistées du citadin !
Petite fleur, échauffe mes silences !
Donne ton à ma musarde, au matin
Point de l’azur
en feu, au flot adamantin
De rosée
déliée de vents chauds, en partance !
Aux printaniers
cycles parfumés
De fragrances, j’ouvrais mon cœur,
En l’ouate de rires me voulant consumer,
Au duvet de
regards allégés de rancœur,
Bercés de musiques, de phonies...
Les rétives
amours, ces damoiselles,
Éclosent en
l'espace figé sous atonie
De peurs
circonstanciées, aux ailes
Déparées… aux moindres étincelles
De l'âme aux riches symphonies.
Fleur bleue du bonheur enchâssé
De pleurs mutilés, d’appréhension,
Viens pousser
au tertre du passé,
Anoblir de mes
peines, avant de trépasser,
Les secrètes
fêlures de l’insoumission !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
