VACUUM MISCENDAM
EBRIETATEM*
Le vide de l'ivresse
Ivresses, désordres, en ces jours de deuil,
Confèrent à la gent nue, d'éphémères succès,
Enrichissant du vide attelé au décès,
La charpente mitée posée là, à son seuil.
Du requiem, aux fastes d'ordinariat,
Du mortifère tocsin, aux trompettes d'invite,
Il n'y a, je le crains, pour l'âme qui lévite,
D'issue aucune, en sa vie de paria.
Où vont les mondes asservis au Ciel,
Les cœurs ceints d'immonde Doxologie ?
J'offrirai aux songes, en l'aube qui surgit,
La rosée première veloutée du miel
D' étamines, sans aura rubiconde,
Pour du ciel d'avril, aspirer quintessence,
Douillettement lovée en la munificence
Ecalée au matin, de l'absence profonde !
Les mensonges caracolent en l'esprit
D'échotiers dont les brèves enquillent
L'autosuffisant, sa superbe… cette grille
Essouffle des libertés, à renfort de mépris,
L'essentiel: précieux libre-arbitre
Drapant le sage arraisonné au port ;
Y accostent encor, les coraux tubipores
Aspirés de faisceaux ou de fins élytres.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
