Il est de
mornes plaintes au désir du vouloir,
De trompeuses
envies qui, du déclamatoire,
Deviennent peu
à peu, fades bruits de couloir :
Inassociables
joutes drapées d’ostentatoire…
Il est des
rêves peaussés, des songes maquillés,
De douloureuses
chappes dont on se veut railler ;
Il est de
froids mensonges, à en faire bâiller
Le rivarolien
à la verve cossue, et par trop déliée…
Il est des
tours de piste aux vespérales lies,
De fines
cabrioles, des feintes, en l’aurore pâlie ;
Je les veux, salutaires à nos vexants délits,
Nous :
piètres lovelaces pétris d’asymbolie….
Il est des
récréances aux légales mises : oukases
Perforés de
tatillonnes clauses… bambanes bases
Au socle du
justiciable… l’arsouille, lui, s’en blase,
Dévêtu de morale,
de textus… ou d’emphase…
Il est des
nuits soufflées hors cette nébuleuse
Captivée d’astres
fous pris de la pierreuse,
Semés, çà,
et là, loin de nues accrocheuses,
Et qu’affolent
les ombres de spires cireuses…
Il est des
mots d’amour en guenilles d’offense ;
Le bélître s’en
gausse, pour cacher la constance
Du mal
qui l’enserre ; il voudrait de l’intense,
Aspirer, sans
s’en démettre, la pleine suffisance…
Il est des symphonies
dont Mahler su couver
En d’agréables
notes : la Tragique, pour sauver
Du pesant
requiem, la rythmique éprouvée :
Lieder
enchâssé d’énoncés controuvés.
Il est d’autres
fortunes que ma plume pénètre,
De riches
catachrèses (ensoleillées, peut-être),
De dives
harmonies, au soir s’en venant naître,
Dont la
didascalie, émue, effeuille le paraître ;
Elles étoilent,
la nuit, aux censives champêtres,
Mon ciel de
lit, mon berceau, son chevêtre,
Quand l’étrange
fissure les arceaux de mon être.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023
