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mercredi 7 juin 2023

INACCUSABLE MISE

INACCUSABLE MISE

 

Jadis, votre porte m’était ouverte ; heureux,

J’approchais du seuil que tapissait l’automne,

Piétinant de guerre lasse, des traces abalones,

La glaireuse tracée aux miasmes bruyéreux.

 

Me semblait entendre, des clarines du cœur :

Ces battements pleins, impulsés d’appétence,

Aux grenailles d’ultimes complaisances,

L’agréable eurythmie de délices croqueurs.

 

En l’approche vôtre, s’aiguisaient mes besoins :

Ces petites cohues, et que l’absence fêle…

Héritier de promesses que je n’ose croire frêles,

S’affaissait le sopor dont l’errance m’a oint.

 

Quand

Vous apparaissiez, d’organdi à vos ganses, vêtue,

Tel un rayon sublimé de l’œuvre picabiesque,

Mon regard emmuré de fièvres picaresques,

En étoilait du vôtre, le flamboiement obtus.

 

Belle, comme joyau sublimé en l’état, faisiez,

De ma torpeur, poindre des étincelles,

D’autres brasillements aux longes de bracèles,

Et qu’anime l’audace dont vous m’incisiez.

 

Réceptif aux murmures déplissés de la lèvre,

Le grenat éclatait sa douce rutilance, aux mots

Que vous n’osiez dire… enclenchant des fermaux

De votre noble cou, la targette d’orfèvre…

 

Maladroit, en damoiseau troublé, j’exhumais

De cette affectation, l’espiègle modestie…

Me laisserez-vous, aux charges travesties,

Narrer de mes contraintes, ce qui me consumait :

 

Ces refus _ fussent-ils perceptibles ! très chère,

Vous le dois-je promettre ? affadies, en ce flou,

Mes brèves gaucheries, en vaque de renfloue

Sur ponte de dérive, huèrent de l’impudique chair,

 

L’affolement soudain… je vous dois la confesse

De ce fol encodage, et qui du verbe, au geste,

Bouscule le confort de mes joutes asbestes :

Ces fourbes parhélies conflués de bassesses.

 

S’il fait encor soleil en mes intentions, l’amour_

Que ne le puis-je tonitruer, dès l’aube !

A donné aux vestiges miens, émiettés d’engobe,

La beauté du précieux ciselage, pour, toujours,

 

Aux fragrances princières, ajourer du profil,

L’altier réceptacle dont s’offusque le contadin,

L’agreste vassal raillé du captieux citadin

Lesté d’un reliquat dédoublant son faufil.

 

Aux louables intentions, me suis seul arrimé,

Pour baguer de l’aveu, en la reviviscence,

L’utile apostille, sans montre d’insolence…

Et par cet addendum, encor, vous sublimer.

 

 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023