pinterest

mardi 27 juin 2023

RESCAPE EN SURVOL

RESCAPE EN SURVOL

 

Animal blessé, nu sous les barbelés, tu pries

En un patois superbe ton Créateur béni…

Tes yeux inondés acceptent, sans déni,

La Merveilleuse Grâce, sans montre de mépris.

 

Essoufflé, pantelant, tu trébuches, tel Gavroche

Au pied des barricades… la guerre vient ensiler,

En tes songes meurtris, ses riches mausolées ;

Te voilà ! démuni, besogneux, en l’approche

 

D’une impossible trêve… l’hiver te vient ruiner ;

Floconnent, en tes plaintes, d’imperceptibles râles ;

Messagère d’insultes, de pensées amorales,

La mort, ce pétrichor, empuantie, pour bruiner

 

Au seuil de ton agonie, décélère l’espoir

Dont tu fais quémande, au deuil de ces matins

Enfouis sous la brèche de jours diamantins

Torsadés de lézardes affinées d’un guipoir.

 

Tes pas flottent en l’aurore vaincue… ondulent

Sur la masse liquide… de guingois, la nuit,

Tu arpentes les serres ; puis, quand l’aube fuit,

En captes moiteur et miasmes de barbules.

 

Qui verra _ comme toi _ naître des lendemains

Attifés de breloques, d’horribles affiquets ?

Sont-ce ces fanatiques au baume boriqué ;

Tous ces encellulés, ces profils inhumains ?

 

Au renouveau de vaillantes conquêtes, l’asservi

Deviendra, serti d’un baccalaureus, monarque

Dun royaume où la paix fait école… sans la Parque

Où bouillonnent succubes, apsaras, grisés d’akvavit.  

 

Bercée de nonchaloir, adoucie, ta chair,

En l’appréciative, modulera de ce permanent,

L’agréable rythmique: tempo ramenant

Du repli de l’outrance, tout ce qui t’était cher…

 

Tes soleils perceront d’autres nues, éveilleront

Des fadasses brumailles, l’ouateux embonpoint ;

Lors, aux ides amoindries, en l’espace qui point,

S’ouvriront arpèges, et synapses, augerons.


 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023