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mardi 6 juin 2023

INDICIBLES PROUESSES

INDICIBLES PROUESSES

 

Non, de la ribambelle, me ferai suiviste !

Des myriades, épigone sans sagacité !

Les brumes qui s’encordent, et pour s’émietter

Aux vents des parodies, dupent le nihiliste,

 

Ou du moins, le croit-il… au clair des solitudes,

Se diluent d’autres charges… le temps les veut,

Aux concises invites, aux moindres désaveux,

Empanacher de gloire, au pal des rectitudes.

 

Si j’ai jadis, glissé des caténaires d’espoirs,

Certes, irrésolus, peu s’en fallait que j’aie,

Moi, inutile servant de la plèbe piégée,

A m’entremettre… cela, sans m’en chaloir  

 

De discordantes mises dont l’anonyme donne

Ecure du finaud au piètre babil : approximation,

Authenticité, aux lunes baguées de mutations

Semblables aux décans, qui au soir, bedonnent.  

 

Ne point accorderai quitus aux sectateurs :

Ces bouffis encagés de sardoniques joutes !

Irai me faire mordre, au cœur de la déroute,

D’autres crocs aiguisés de l’appréciateur…

 

Il n’est _ à en pleurer de rire _ en l’obtuse pensée,

Autre déclamatoire, que : péroraison de fous…

A trop singer du mal, en nippes de renfloue,

L’acrimonieuse gestique, s’y égare… l’insensé

 

Dont on dira plus tard : _ en effeuillant du rêve,

L’onirique branchage, s’est laissé, et sans mal,

Clamper à l’hyperbole du désir optimal _

Pauvre béotien, en claudique sur grève !

 

Au filin des réserves, j’avance prudemment,

Sans craindre du vertige, descensionnelle chue ;

Défait de vains caprices, aux promesses échues :

Seing du vrai pragmatisme, irrémédiablement,

 

J’octroie aux miens désirs, avec tact et adresse,

Virginales soufflées… ma faconde s’en musse,

Car de délicates nuances éventrées d’astuces,

Ne se peut retenir, quand l’étrange l’agresse.

 

Sans euphémisme au lore de mon aiguillon :

Litotes serties d’académisme, je peux, enfin,

Aux pépies déviées d’une soif sans fin,

Brûler de la velléité, les infectes haillons,

 

Expurger des grimaces le foireux trélingage,

Puis, admonester du froid pusillanime,

L'offrande… en ce cran qui m’anime,

Mon verbe diligente son permissible aiguage.

 

L’étole chahutée de passagères bises, de grésil,

Protège, aux hiémales dérives, et ma peau,

Et mon lourd jaseran, tel l’altier tallipot

Obombrant de la plaine, l’agréable courtil.

 

Il se fait, en mon être abreuvé d’affections,

Jouissances, sans autre… je vis, sans héritier,

Sans hériter de l’autre, douteuse amitié ;

Je vis pour être moi… aux riches passions.

 

 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023