pinterest

vendredi 2 juin 2023

DEPAREE DE CONFESSES

DEPAREE DE CONFESSES

 

Pleurant larmes de feu au pied de la madone ;

Elle, qui de la tourmente, aux heures invalides,

Faisait naître l’espoir de lèvres épulides,

Berçait au soir, d’ivresses, sa croyance atone.

 

Elle espérait du jour, en des coulpes nocives,

Feutrer le lapidaire, puis du compendieux,

Tailler, et sans remords, le métissage odieux ;

En cette aperception, pour le moins incisive,

 

Echues, les joies dont elle pinçait l’intense ;

Obvenues les impudiques soifs ; ces inclinations

Qui, du masturbatoire, agrémentent l’action,

Et dont l’âme refoule la houleuse constance.

 

Comment se libérer des fiévreuses marottes,

Se dételer du mal enjuguant sa vacance (…) !

Où trouver le repos, et sans faire allégeance

Aux fielleux protocoles typographiés de protes ?

 

Du vieux missel jauni de  béguines ridées,

Au catéchisme moisi du pauvre néophyte,

Rien_ et on le comprend ! _ aux faillites

Drainées de molles veines, ne put (su ?) envider

 

De la précieuse trame, le soyeux effilage…

Car des minces effranges, s’évaporait l’espoir

De voir pousser aux efficaces mires, le guipoir

Aux torsades… fussent_ bien sûr_ d’un autre âge !

 

De ses songes griffés, aux lunes qui l’encloîtrent,

Liaisons aucunes ne connurent prouesses…

Malléable aux accords de l’incertitude, l’adresse

Des sylphides lui faisait défaut (…) du bellâtre,

 

Se fit soumise ; la beauté de ce fat sans donnes,

Posait baume à son cœur enlaidi de sanglots ;

L’amour, était pour elle, aux abords de ce flot :

Appropriable coulée aux flous de la maldonne.

 

Ambitieuse naïade aux tépides vertus, toi hyade

Te jouant des flots bleus, que n’aurais-tu miré

Aux diaphanes cuves, au cuivrage des rais,

Si l’ouvrage était du farouche maillet, en ce clade,

 

Instrument d’enfonçure, hutinet de douzil !...

En martelant ton corps de déesse blessée, la nuit

Se ferait d’encre aux pauses de ton nu… puis,

Réceptacle d’étoiles, aux paisses des gazilles.

 

Tes yeux verraient l’étrange s’entoiler de chimères,

Pulseraient de ton sein, en de doux clapotis,

La laiteuse giclée de l’aréole en fête… loties,

Et sans sevrages, tes chaudes cicatricules : éphémères

 

Nichées, marbreraient de ton ventre troublé

De tant de luttes traitresses, en la douceur imbibe,

Le rebond velouté : cette longe sans bribes…

S’y poserait ma bouche aux nuances comblées.

 

Ferions en ces grippes folâtres, riper hors du vide,

De malsaines complies, ânonner de guerre lasse…

Quand,

Au fusain de tes jambes engainées, se délacent

De moites écalures… d’autres rougeurs torrides.

 

Il est temps_ je le crois ! _ de confesser l’affront ;

Point n’est besoin d’encenser madone ! Vois-tu,

Aux orages butés, s’enferre le cuistre, cet hotu

A l’aise sous tes fenêtres… sache donc lui faire front !

 

Ne laisse le calque guider ta révérence ! aux regrets

De la serve brisée, s’interfèrent des doutes…

Fi de ces cabrioles de chastes chaisières ! la route,

Quelque longue puisse-t-elle être, et au gré

De  fantaisies, n’est qu’étroit chenal, qu’agréent

Les nautoniers du vice… en la mort… s’y encroûtent.

 

Je passerai pour voir s’évaporer tes pleurs…

Il n’est d’autres mensonges que la perfide peur.


 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023