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samedi 10 juin 2023

IMPOSSIBLES ACCORDS

IMPOSSIBLES ACCORDS

 

Tu apportes tes fièvres à mon madrier,

Etales tes appâts de sirène hédonique,

Au cœur de ma livrée ; pugnace, polémique,

Prête à séduire… pour te l’approprier,

 

L’amant nu pris aux rets de ta scélératesse…

Tu conspues aux traînes de bacchantes,

Telle la chienne blessée, et que le malheur hante,

Aux nuits modelées d’inappréciables tesses.

 

Tu donnes souffle aux femmes de l’immoralité :

Celles dont les saphiques agrémentent l’envie ;

Te voilà ! isolée en la pleine curée, d’où dévient

Les incubes aux mortifères laudes… alitée,

 

En un repos forcé ; toi, dont la fesse enjoue,

Aux multiples dérives, le vieux masturbateur :

Ce cacochyme loup aux rêves perturbateurs…

Tu ensemences de fragiles poussées, la joue

 

Qu’aimerait tant baiser, le sage prisonnier

De fantasmes étroits, le béjaune privé

De subtiles prouesses… semble là, dériver

De folles Appalaches… jusqu’à se renier.

 

Emmaillées de résilles, tes cuisses font promesses

D’assujettir, en l’aval, le griveton paumé,

Peut-être l’invertie s’avouant désarmée,

Aux montées, de concorde liquide, l’allégresse

 

De mutines tribades, l’euphorie de camérières

Décotées de l’ivresse allouée aux goudous,

Et qu’enroue la risée délacée de Cordoue :

Vives réjouissances d’égides roturières.

 

Au mal qui t’envenime, s’insèrent des plaisirs

Modulés de branlantes rythmiques…

Au requiem fendu de ces revers cliniques,

Fermentent des apprêts, au seuil de ton gésir.   

 

Le malheur a_ pour toi, embrené la coursive

De puantes dégrades… t’a offert au porphyre

Dont le vice t’enferre, sans ne te point suffire,

Un riche baldaquin où les songes s’avivent.  

 

Accouplée aux rituels de la misanthropie,

Aux coutumes de l’atrabilaire, ta superbe

Prend l’eau… te reste, percluse, en cet acerbe,

Que chimères poudrées de fades utopies.

 

De ma peau, à la tienne : point de connexité !

Mes nobles parenthèses admonestent du vide,

L’incontinent reflux… si mes amours se rident,

Aux traverses pentues, j’effeuille du passé,

 

Sans m’oindre de geignerie, les heures arrimées

A l’éphébique mue de cette adolescence

Dissipée aux solstices de douces rémanences,

Et qu’éclissent les nuits tendrement sublimées.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023