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lundi 12 juin 2023

IMPERTITENCES D’AEDE

IMPERTITENCES D’AEDE

 

Et si je veux, du monde, défiger les entrailles,

Abolir du plaisir, les fantasques manœuvres ;

Si je veux, pour muer, quand siffle la couleuvre,

Ecarteler du vice, aux salves de mitraille,

 

L’aliénation, l’inféodation… qui m’en peut empêcher,

Moi, qui, du libre arbitre, ambitionne, confiant,

En ce déterminisme, aux râles du méfiant,

Salutaire portée, sans craindre l’emperchée ?...

 

Pouvez-vous me contraindre à saluer, dès l’aube,

Le drapeau d’allégeance, l’étendard du reître ?

Suis-je aux profanes actes, affublé du paraître,

Ce masque... si du compendieux, l’âme probe

 

S’attèle à la miséricorde, déliée d’agrégats :

Branlantes concrétions d’ascètes essoufflés ?

Ne me peut retenir ce dogme boursoufflé,

Alimenté de prêches chus de prévariquât.

 

Êtes-vous de taille à m’astreindre aux admonitions ?

De vos tristes palabres, vos ennuyeux débats,

Me saurai, seul, défaire… usés de vains combats,

Vous cheminez, vaincus de l’appréhension…

 

Si je veux _ ne vous en déplaise ! faire la nique

Aux conseils des sages, déjuger l’érudit,

Pour confondre le docte, autant que l’étourdi,

Qui a le droit_ aux plus nobles paniques _

 

De m’enjuguer de tatillonnes règles ? s’il faut,

Aux cireuses aurores, donner corps aux esprits,

Railler, de l’ectoplasme, en verse de mépris,

La glaireuse coulée, les multiples défauts,

 

Tallerai serein, quant aux attentes miennes ;

Riche d’amativité, les passages zygotes,

Pour retoucher, en brandissant la sciotte,

La callipyge croupe d’amantes permiennes.

 

Au deuil des chattes poudrées : fières gourgandines ;

À leurs larmes truquées, leur altérable geindre,

Je dédie_ sans retenue aucune _ sans me plaindre,

Avant que de vaquer du boudoir de l’ondine,

 

Mon mécompte… j’ignorais de l’impétuosité,

Subtiles échappatoires… d’autres avant moi,

Eurent_ sans doute, des serves qui larmoient,

Et de l’absolution, ceints de somptuosité,

 

Le princier langage des tartuffes pansus…

Mais, l’histoire se rétorque, avant de dévoiler

De l’immuable constance, au ciel étoilé,

L’itérative allégorie… que ne l'aurais-je su !


 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023