S’il
fallait dimanches aux portes des chapelles,
Jeudis
animés d’indociles harangues : capucinades
Prétendues salutaires,
ignobles arlequinades ;
Il nous
faut aujourd’hui, inciser au scalpel,
Les prévarications
d'inquisiteurs séduisant
La vouivre
aux mortifères pompes : incubes
Dont on
fleurit le tombeau, de marrubes,
Et que l’on
pleure encor au soir agonisant.
S’il
fallait ânonner en des classes bondées :
Fantaisistes
phrases, stupides oralisations
D’enseignants
de primaire en cooptation,
Il faut enclore,
céans, et pour le mieux vider,
L’esprit émulateur
dont le séide ignore _ hélas !
Les subtiles
feintes… de la pédagogie, émanent,
Ceints de
prolégomènes, de délétères mannes
Chues de la
scolastique, ce corrosif atlas !…
S’il
fallait, aux froides insomnies, se musser
De songes
prédictifs, de rêves conjecturaux,
Sachons désormais,
et aux reflets astraux,
En accepter
la réelle portée, sans fausser !…
S’il
fallait, aux boréales, assujettir l’idoine,
Maîtriser l’intrinsèque,
puis, de l’itinérance,
Modeler la
réserve floutée de déshérences,
Il nous
faut ab imo pectore*, et en ce patrimoine,
Confirmer de
la vraie liberté, l’efficace substance !
En l’éther
de nos liesses déchues, sommeillent
De mielleux
repentirs, de sirupeuses treilles
Dont le
tanin dénerve l’impossible constance.
S’il
fallait, et en l’approche belle, séduire le tendron
De nos
quinze ans fardés, agrémenter la soif
Du
troublant retenir dont le désir nous coiffe ;
Si du
possible, s’enhardissait le gauche laideron
De nos jeux
interdits : celle qui, par amertume,
Offre en l’aber
des cuisses, avec délicatesse :
Agréable chenal
au fier nautonier… en détresse,
Grimace…
sous la proue qui la désaccoutume.
S’il
fallait espérer subsides, aut agere aut mori**
Pour connaître
du vice, l’innommable faiblesse ;
Pour du
stupre, ingérer, en l’infecte bassesse,
La toxique
raclure aux miasmes de scories ;
Il nous faut,
de l’accoutumance, bannir le dépôt
En l’épaisse
fermente de ces mesquines affres !
Le malheur,
et la mort qui, lentement, balafrent
L’ego,
insupportent, en nos vies, l’agréable repos.
*Du fond du cœur
**Agir ou mourir
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023
