(Confiscatoires atteintes)
Nuit de
souffre, de sel : tropicales sorgues
Brisées comme
la vague au pied du rocher ;
O nuit pâle,
oscillant en souple trébuchet
Sur l’éphémère
rade devenue triste morgue.
Les hommes ont
pollué tes frêles interstices,
Accroché à
ton voile de nocives buées :
Pétun de
tavernes, résidus émottés, écobués,
En l’espace
noueux ; les vents les investissent.
Nuit astrale
déviée des boréales, nuit poncée
Du silex d’astéries
vagabondes, aux doux flots
De salines transmues,
aspirées du soufflot
D’Eole, ce
nomade au litham défroncé.
Je vois du
pont d’Arcole, lorsque Paris s’éveille,
Quand montent
les vapeurs de ses estaminets,
De brèves
étincelles : brandons acuminés
Déposés sur
la Seine sclérosée de sommeil.
Aux artères
bondées de la capitale, s’attardent
Des noceurs
dont tu te fais conjointe ; ils longent
De la rive
gauche, emmitouflés de songes,
Saint-Germain,
Cluny : ces impudiques bardes.
Nuit aux
cuprifères flammes, toi qui traînes parfois,
Aux ventées
incertaines, entre les lourds cirrus,
Et les
orbes exsangues, dénerve du chorus,
Les augurales
notes dépréciées du froid !
De téméraire
plume, aux farouches lueurs,
Je me fais
herméneute, pour te mieux prévenir
Des complots
ourdis, quant à cet avenir
Qu’effilochent
les ruses de fantasques pollueurs.
