(Au temps consomptible… cet ennemi)
Le temps
passé achève de nos souvenirs,
D’opportunes
liesses, aux béants chagrins,
Tout le
substantifique de l’esprit pérégrin,
Le mirifique
alliage de ce retenir.
Le temps présent
dilue de nos veines figées,
Le vaporeux
savoir, l’illusoire acquis ;
Il confère
au vouloir de nos actes conquis,
Malléables
désirs, aux regrets infligés.
Bercés de
traditions, de coutumes barbares,
Nous fîmes_
instables forcenés _ montre,
De
rétention, le soir où, à nos montres,
Les
pesantes minutes se muaient en bayart.
Prisonniers
des heures de notre devenir,
Nos pâles
silhouettes floutaient le paysage,
Embrumaient
le tableau, d’un opaque nuage ;
Redevenions
poussière de l’abscons obvenir.
Le temps
nous en dévoile, aux primes angelus,
Malgré les
digressions du double mutagène,
De l’offre,
à la demande_ l’aspect hétérogène,
Sans pour
autant baguer le tore de nos us.
Pour s’en
mieux convaincre, l’homme pose,
En périmétrie
de l’orgueil, nouvel acronyme
En livrée…
altier, en ce paraître, anime
Du regard, des
flammèches qui s’imposent.
L’histoire
aurait voulu accéder aux degrés
De l’enfance
bafouée, l’adolescence folle ;
Bien sûr !
elle aimerait accéder à la fiole
Où fermentent
tous nos vices migrés,
Cependant que
l’espèce crispe l’évolutif, irrite
L’adaptable
en cette endogamie, cet agnat
Insufflé en
l’âme du croyant, et qu’assigna
Le Dieu
Tout-Puissant annihilant les rites.
Si le temps
a œuvré, sans se laisser contraindre
Aux formules
sucrées de diocésaines clauses ;
Ne se peut,
en l’état, aux actes qui l’enclosent,
Affirmer, tel
souverain trôné, et sans geindre !
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023
