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lundi 26 juin 2023

FADE ANTERIORITE (Au temps consomptible… cet ennemi)

FADE ANTERIORITE

(Au temps consomptible… cet ennemi)

 

Le temps passé achève de nos souvenirs,

D’opportunes liesses, aux béants chagrins,

Tout le substantifique de l’esprit pérégrin,

Le mirifique alliage de ce retenir.

 

Le temps présent dilue de nos veines figées,

Le vaporeux savoir, l’illusoire acquis ;

Il confère au vouloir de nos actes conquis,

Malléables désirs, aux regrets infligés.

 

Bercés de traditions, de coutumes barbares,

Nous fîmes_ instables forcenés _ montre,

De rétention, le soir où, à nos montres,

Les pesantes minutes se muaient en bayart.

 

Prisonniers des heures de notre devenir,

Nos pâles silhouettes floutaient le paysage,

Embrumaient le tableau, d’un opaque nuage ;

Redevenions poussière de l’abscons obvenir.

 

Le temps nous en dévoile, aux primes angelus,

Malgré les digressions du double mutagène,

De l’offre, à la demande_ l’aspect hétérogène,

Sans pour autant baguer le tore de nos us.

 

Pour s’en mieux convaincre, l’homme pose,

En périmétrie de l’orgueil, nouvel acronyme

En livrée… altier, en ce paraître, anime

Du regard, des flammèches qui s’imposent.

 

L’histoire aurait voulu accéder aux degrés

De l’enfance bafouée, l’adolescence folle ;

Bien sûr ! elle aimerait accéder à la fiole

Où fermentent tous nos vices migrés,

 

Cependant que l’espèce crispe l’évolutif, irrite

L’adaptable en cette endogamie, cet agnat

Insufflé en l’âme du croyant, et qu’assigna

Le Dieu Tout-Puissant annihilant les rites.

 

Si le temps a œuvré, sans se laisser contraindre

Aux formules sucrées de diocésaines clauses ;

Ne se peut, en l’état, aux actes qui l’enclosent,

Affirmer, tel souverain trôné, et sans geindre !

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023