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mardi 29 septembre 2020

OTIUM MILITIAE IGNOMINIA*

 

OTIUM MILITIAE IGNOMINIA*

Humiliante retraite

 

La solitude achève le mourant, inoculant

En ses veines malades, un venin d’infortune ;

La déréliction empoisonne chacune

De nos envies, puis… soulève d’un palan

 

Le minuscule espoir de voir un jour mourir

De la thébaïde, l’incommensurable vide

De l’existence tierce enchatonnée de rides,

L’entité asservie au feu ne la pouvant nourrir.

 

Aux mortes affections de cette déchéance,

Les longs râles s’insèrent, modulant de la peur,

La commotion transcendée de stupeur…

Donnera-t-on encor, quitus aux doléances ?

 

Porte close, déprécié du système sociétal,

Piégé du gestaltisme, le solitaire s’épuise

A raisonner de la claustration qu’amenuise

L’affect, l’apathique inflexion, cette bave létale.

 

Il y a au chaos de sa vie sans nuances, ni fard,

D’imperméables gangues préjudiciables

A sa cage d’ermite, d’inaltérables

Seings savamment incrustés au cocon blafard.

 

Il n’a plus de repères… sa terre est un désert,

Aride Sertao plongé en la mort manifeste ;

Se pourrait-il qu’il gommasse du palimpseste,

Et sans préfixion, en l’exil, le verbiage disert ?

 

S’il faut des lendemains en ces molles vacances,

Avenir clivé aux riches prophéties, donnerai

A sa soif de fuyard, malgré lui_ emmuré

Aux vindictes princières, la dive jouissance

 

Du mutin défait de l’ornière baguée à la visée

Enchâssant la raison du nouvel affranchi…

Sa joie sera mienne, quand l’angoisse avachit

Le sujet délié du licol l’ayant tant épuisé…

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020