Femme-prison
Qui a hissé la femme au pinacle du vice,
Donné à ses murmures, le son de grelots
Éveillant du silence, la majesté de l'eau
?
Qui l’a meurtrie entre les interstices
Abandonnés aux vieux soleils pâlots
De saisons liées aux cycles en rouleaux ?
Ce miroir où se reflète l'homme,
Se perd sous la vague aux roulis tenaces ;
L'onde l'a fait dériver des cruelles
nasses
Plongées au fond de l'aquarium
Évidé de ses plus belles prises
Aspirées des vents de juin l'invincible ;
L'automne l'aurait voulue pour cible
Entoilant sa superbe de brumes grises.
La femme- boudoir où s'affairent les
mâles,
Est un désir dégusté à plein temps,
Confiserie de l'été, au printemps…
N'en faîtes, aux heures hiémales,
Un objet de plaisir ! C'est l'épouse, la
mère
Dont la progéniture espère protection…
La femme offre, et sans abstention,
L’amour domptant nos envies éphémères.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

