MURMURE BLANDITIAE
Murmures
Dis, pourquoi les chemins
Qui broutent la campagne
Grimpent au petit matin
A l'ubac des montagnes ?
Pourquoi les noires nuits
De l’hiver, font nuages,
Si s'élancent les pluies
Des bosses de l’alpage ?
Qui tresse les saisons
A l'écheveau de vies
Vidées de passion,
De besoins ou d'envies ?
Où vient mourir l'enfance
Meurtrie, écartelée,
De ces ombres qui dansent
Au pied des barbelés ?
Si je pouvais t’écrire
Ce que je crois savoir ;
Là, se dresse l’empire
Du fief érigé en mouroir,
Tu verrais de juillet, bel été ;
De la peur tu ne pourrais
Voiler la rage entêtée,
Ni du soleil, le mordant des rais.
Vides, ma sébile, mon escarcelle !
Je dérive des vagues de papier ;
De ma barque, ruissellent
Des larmes estropiées.
Je voudrais de mes rêves idoines,
Ces voyages pour ailleurs...
Que mon esprit dédouane,
Attiser de l'envie, la pâleur !
J'écoute ouïr l'absence,
Tête penchée peu fier ; je louvoie
Des fugues d'adolescence,
Quand s’étrécit la voie
De laquelle la mort pirouette,
Sans artefact ; puis, nous berne...
D'aucuns diront: l'âme replète,
Sans remords, nous encerne.
Qui broutent la campagne
Grimpent au petit matin
A l'ubac des montagnes ?
Pourquoi les noires nuits
De l’hiver, font nuages,
Si s'élancent les pluies
Des bosses de l’alpage ?
Qui tresse les saisons
A l'écheveau de vies
Vidées de passion,
De besoins ou d'envies ?
Où vient mourir l'enfance
Meurtrie, écartelée,
De ces ombres qui dansent
Au pied des barbelés ?
Si je pouvais t’écrire
Ce que je crois savoir ;
Là, se dresse l’empire
Du fief érigé en mouroir,
Tu verrais de juillet, bel été ;
De la peur tu ne pourrais
Voiler la rage entêtée,
Ni du soleil, le mordant des rais.
Vides, ma sébile, mon escarcelle !
Je dérive des vagues de papier ;
De ma barque, ruissellent
Des larmes estropiées.
Je voudrais de mes rêves idoines,
Ces voyages pour ailleurs...
Que mon esprit dédouane,
Attiser de l'envie, la pâleur !
J'écoute ouïr l'absence,
Tête penchée peu fier ; je louvoie
Des fugues d'adolescence,
Quand s’étrécit la voie
De laquelle la mort pirouette,
Sans artefact ; puis, nous berne...
D'aucuns diront: l'âme replète,
Sans remords, nous encerne.
Armand Mando
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