TRANSMIGRATIO*
Transmigration
Quand les lunes chavirent de la nue de septembre,
Que les lacs éventrés déversent leur jusant,
Les rayons harmonisent de la résine d’ambre,
La fossilisation des reflets reluisants
Entrelacés aux mânes des solstices d’été…
L’étrange qui condense au-delà de l’Ether,
La voûte magnifiée, aux abords apprêtés,
Voile de l’exosphère, les cailloux orbitaux
Empierrant le parcours de mouvances laquées,
Et qu’enlacent les globes emmurés de cristaux,
Les astres dérivés du cosmos terraqué.
Quand l’océan déchire les confluentes vagues,
Lacère de la lame, les sodiques frisures,
Le crantage altéré du corail qu’on élague,
La cuvette saline se vide... à l’usure,
De l’infundibulum… la marée bleue s’étrangle
Aux algues calamistrées des fonds clairs
Qui, du grand tourbillon en émacie les sangles,
Pour se poser aux digues rompues d’éclairs ;
S’y délacent le nostoc, les vertes thallophytes
Peuplant les fonds, quand s’enfoncent
Le limon, l’ajonc, crispés en bryophytes,
Les boues éparpillées aux iodiques ronces.
Aux acides perlés de mécaniques bruines,
Fondent tous les pavés de larges boulevards
Empruntés de sirènes dont le charme décline.
Armand Mando
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