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dimanche 13 septembre 2020

PURGAMENTUM PROPIUS CATHEDRALIUM,*


PURGAMENTUM PROPIUS CATHEDRALIUM,*
Cathédrales-poubelles




Ignobles contempteurs, sodomites de l’ombre,
Vos fiefs sont des tombeaux placés
Au ventre des cités, bourgs de Laodicée
Étarqués au couloir de sectes sans nombre !

Vos églises germent aux portes de l’enfer,
Poncées de cerbères aux prêches d’apostat,
D'ensoutanés bagués du tiers-état:
Incubes de prônes, démons squamifères.

A vos noces, se repaissent encor,
Lors que le dévoiement accuse diligence,
Que point, d’âmes déconfites, l’abondance
Dételée du supin… chancissure mucor.

D’une eau prétendue bénite, goupillon
En main, aspergez le faible, le bigot
De vos messes vêprées, mystique cagot
Dont le cœur et l’esprit font haillons…


Vos chaisières sont d’ignobles mégères,
Bordelière de closes, macarelle de cour,
Enivrent les chiennes au parcours
Pour le moins chaotiques… ces harengères

De couches, bavardes, alanguies,
Pour concubins ne pouvant plus bander,
Agrémentés, avant de transcender
Du fictif, du  masturbatoire de targui ;

Sa semence est ruinée du coulage,
Ce spermatique influx inaccentué…
Il y a tant de spleens en l’infatué,
Tant d’affronts aiguillés d’empennage !

Confesseurs, abbés de confidences,
Vos claires lunes, ne sont que décans
En un ciel de surface ! Vos pérores éloquents
Refoulent le fiel du rite d’impédance ;

Il excite le simplet de laudes,
Ce sacristain à la bure viciée
Qu’un archevêque, jamais disgracié,
Soulève d’un phallus distrait… sans maraude,

Pour contraindre au partage de butin,
Asservie aux mêmes avanies…
Fesse qui te plaît !... est-votre litanie,
Vous nonces de derviches, abjects calotins ?


En passant au nord de votre sacristie,
Pisserai sur le vieux mur d’enceinte !
Laisserai de ma sève pleine, empreinte,
Avant de m’en aller vomir de vos hosties,

La pâteuse mixtion… que Dieu ait pitié
De ce sacramentaire posé en gloriole
Sur nappe de maître-autel… matthiole
Sans fragrance, ni sépale… triste fleur

D’un jardin privé de radiance, sans soleil,
Ni rosée perlant à l’orée de l’éveil,
Sans la joie enchâssée au bonheur.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020