AQUILA
REX,*
Aigle-roi
Majestueuses rémiges déployées en l’azur,
Aux portes de l’envol, au-dessus de l’abîme,
Pour guider de l’élan, en ce trajet sublime,
L’oiseau-roi devenu, sans autre démesure,
Nage au ciel d'ambre, défait d’obscurité,
Pour regagner le nid d'œuvres inaccomplies,
Et donner à l’espace figé en son repli,
La sphérique beauté que nuance, l’été,
Les cycles figés de vapeurs brumales…
Il fait matin aux ruines du grand vide
Désamorcé céans, d’autres éphémérides ;
Les solstices ont fui les humeurs hiémales
De ce jour égrappé de saisons éventées,
Dont l’oiseau ensoleille les orles aimantés.
Armand Mando
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