INFANTAE
DEVOTUM MUTATIS*
Métamorphose d’infante
Secrète en ces jardins d’automnales soufflées,
Elle voile du temps, les subéreux accords
De muances emportant de son corps,
La nubilité mollement retenue au filet
De sa nouvelle vie… aurait-elle vécu, l’âme
Rompue de folles réjouissances, le cœur
Transpercé de cocagnes qu’un moqueur,
En d’impudentes brettes, sans flammes,
Ajusterait aux sarcasmes du libertin
Dont l’incivilité patine la démarche ?
Farouche, franchit de ces ultimes marches,
Les revêches dalles rivées au muretin.
Sa bouche fait offrande de baisers enjôleurs,
Longtemps retenus au pal de la morale ;
De cette parénèse, aux coutumes claustrales,
N’a pu s’échapper… ensuquée de douleurs.
Ses vingt ans acquiescent de la liberté
Dont elle veut faire fête, la juste anomie…
Ses rires modulent des fades économies,
La largesse voulue, la douce légèreté ;
La voilà, fin prête pour l’amour, celui dont
Parle le ménestrel volage de faubourgs !
Naîtront de ses impairs, d’imposants rebours
Qu’elle devra accepter, sans gêne, ni pardon !
L’angoisse naît de la peur… l’amour, lui, est un don.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020
