Les premiers frissons accusent dépendance
Quand nos corps chavirent de la retenue ;
L’on sent peu à peu à même la peau nue,
Emerger le désir que pulpe la mordance
De profils sous étoupe pubienne,
Et qui de la jouissance renfloue l’ardeur
Calmement égrenée, que boude la pudeur
Refoulée de larmes alluviennes…
La chaleur de son cou emprisonne ma lèvre,
Et je sens se roidir mon souffle mis à mal
Par d’autres crispations, et qui de l’animal
Attisent le mépris d’inquisitives fièvres.
J’ai de malsains besoins, d’impudiques feux ;
Il semble que la peur enfante des affronts,
Puis clampe de la chair le néphron
Dont mon nerf agrémente l’enfeu.
Couchés pour voir éclore de la liberté,
Sans s’en faire jamais… sans biaiser,
La caloricité, et pour la déniaiser,
La pensée dont l’âme a héritée.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022






