(Et vogue
la galère)
J’avance entre les cannelures du temps_
Fier d’avoir évincé du passé, le tumulte ;
S’en fallait du courage, pour de l’insulte,
Me défaire sans mal… en battant,
Ai poursuivi les lâches de la sédition ;
En coadjuteurs d’oligarques véreux :
Caciques corrompus au regard séreux ;
Roulent carrosse, ceints d’ostentation.
J’éparpille des vieux souvenirs, les bribes
De ces jours prétendus salutaires…
D’aucuns disent de ces pontes sectaires :
Ils portent estocade, formolé d’imbibe,
A l’encorné de licencieuses mises… pourtant,
Le stupre englue leurs larvaires gestiques,
Ces ignobles Bacchus enivrés au portique
D’oiselles déplumées… au rets de mutants.
Egratigné aux ronces des prévaricateurs,
Défiguré, dégradé en l’espèce, me suis fait,
Moi, mol énergumène au bâti de méfaits,
Métaphraste, concepteur nié d'auteurs,
Qui du goût ignore l’exégèse… de la philologie,
Ces piètres copistes méprisent la syntaxe,
Enfiellent la sémantique… se peu à peu, désaxent
De l’habile grammaire… de la démagogie,
Fiers, s'empanachent… le flou des glorioles,
Au-dessus de ces caps, attise parhélie….
Au fort de l’embarquée, jugulés de délits,
Tanguent sur l’océan que la lame encolle :
Cette mer dont s’harmonisent aux soirs,
Les nitescents reflets d’azurages faisceaux,
Et qui de la vacance en défausse l’arceau,
Est l’image du fascinant voussoir.
Aux possibles combines de la rhétorique,
Me suis désarçonné… lors, du bel atticisme
Epuré du sabir des fats, sans sophisme,
M’imprègne de la lie du nard académique.
