Des déviations, aux artères éteintes,
Des boulevards, aux impasses cintrées,
En serf humilié, sans plaintes,
Je sème du remords, l’écho indiscret,
Voilant de l’excès, l’outrance ; j’écris
De vaines épistoles, ces graphèmes
Dupés du désarroi, d’innommables cris
Entremêlés de fins stratagèmes.
Mon passé s’éloigne des clichés grivois,
D’impudence… de frasques d’alors
Enchâssés de rites moniaux ; y louvoient,
Les chaisières dont le silence est d’or.
Entre les feintes de l’obscurantisme,
De l’érudition, le noduleux axiome,
L’incartade des pairs_ sans angélisme,
Je dépeins l’avenir, dévié de Rome :
Manichéen concept du vide purgatif
D’habiles pédérastes de sacristie
Entre les moites cuisses de rétifs
Marguilliers, comme repus d’hosties ;
Exploitent d’ignobles contempteurs
Férus d’autorité, adeptes d’adultisme ;
Le trouble encensé de menteurs
Cautionnés de l’impur ceint de schismes.
Tel bedeau épuisé, sans attaches,
Porte-verge de chapelle sans âme,
Je promène plume, arguant le lâche
S’il confesse l'agénésie d'agame ;
Le néant puise du sacramentel :
Bouffonnes pirouettes d’ascèse,
Liturgiques pompes de castel
Au pamphlétaire d’un cénacle d’aise ;
J’en démonte, en d’appréciables joutes,
Mécanique, dégressive prébende
Usurpée aux mécènes… sans doute !
Dispendieux tantrisme ; j’appréhende
Les ruses du Rex Ribaldorum,
Ces fidèles muselés aboient aux lunes,
De rustres jappements de groom,
Du cerbère de géhenne falune.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023
